En 2025, j’ai consacré plusieurs notes de bas de page à la situation – des femmes – iranienne(s) ; en attendant de les reprendre éventuellement ici, v. celles n° 38, 53, 55, 58 et 59 de mon billet du 31 mars, Résister à l’islamophobie genrée est « un sport de combat », ainsi que la 7ème de celui du 30 avril, Le SGEC, « une sorte de « ministère bis » de l’Éducation nationale » ?
V. depuis Azar Nafisi (entretien avec, par Hamdam Mostafavi), « Aux Etats-Unis, je revis les cauchemars que j’ai eus en Iran », liberation.fr 30 mai (extrait) ; Rokhaya Diallo, extrait instagram.com (à partir de BFM Grand Soir) 31 oct.
Début 2026, v. « Comprendre le soulèvement en Iran – Chowra Makaremi | Collectif Roja | Parham Shahrjerdi », lundimatin le 14 janv.
Golshifteh Farahani, « En Iran, la résistance à l’abomination, aux dictatures et aux envahisseurs est dans notre sang », lemonde.fr les 16-17 (extrait) ; v. aussi les tribunes publiées dans Le Monde le 17, p. 28 : Arman Mahmoudian (traduit de l’anglais par Jean-Baptiste Bor), « En Iran, une intervention américaine rendrait imprévisible l’avenir du régime » (extrait) ; Asso Hassan Zadeh, « Reza Pahlavi est loin d’être une figure fédératrice dans la société iranienne » (extrait) : pour « le juriste franco-iranien kurde, ancien secrétaire général adjoint du Parti démocrate du Kurdistan d’Iran », la « société iranienne est plurielle, traversée par des luttes sociales, nationales et politiques profondes. Les femmes, les jeunes, les travailleurs, mais aussi les peuples non persans – Kurdes, Baloutches, Arabes, Azéris – jouent un rôle déterminant dans les mobilisations actuelles, souvent au prix d’une répression accrue. De larges pans de la société, et les élites civiles et politiques qui les représentent, s’accommodent très mal de la perspective d’une alternative confiée à Reza Pahlavi. En particulier les Kurdes d’Iran, qui comptent parmi les acteurs les plus constants et les plus durement réprimés, le rejettent massivement. Ils se sont mobilisés de leur propre initiative ou, pour les grèves générales, en réponse à l’appel des principaux partis politiques kurdes, réunis au sein d’un « centre de dialogue ». Ces éléments, essentiels pour comprendre la composition et les ambitions du mouvement, restent largement absents du récit médiatique dominant en France » (v. la note Médias).
V. enfin Jamal Ouazzani (jins_podcast), « « LE VOILE C’EST ANTIFÉMINISTE » : arrêtons avec ça ! », instagram.com le 23 ; v. Pierre-Jean Luizard, Laïcités autoritaires en terres d’Islam, Fayard, 2008, pp. 142-143 : « La campagne d’« émancipation » forcée des femmes, qui s’accéléra à partir de 1934, aboutit à la loi de 1936. Mais [cette loi] interdisant aux femmes de porter le voile dans l’espace public (l’Iran fut le premier pays musulman à adopter cette mesure par une loi) transposa le conflit dans la sphère la plus intime. Dévoiler la femme était ressenti comme un viol, qui se devait d’être lavé comme un crime d’honneur. Certaines Iraniennes, qui avaient reçu une instruction dans les écoles de filles créées depuis la fin du XIXe siècle, commençaient à se montrer dans la sphère publique. Mais la contrainte choquante de la loi donnait soudain à cette évolution un caractère diabolique. Les familles traditionnelles s’efforcèrent de retenir leurs filles à la maison au lieu de les scolariser. Rezâ Shah ordonna à la police d’arracher le tchador de celles qui passaient outre, ce qui provoqua de nombreux incidents et un ressentiment général contre la modernisation imposée par la force. (…) Loin de contribuer à l’émancipation des femmes, le dévoilement obligatoire l’a plutôt ralentie ».
Note créée le 25 janv.


