Documentaires, films et séries

« Droit de suite » sur l’« éducation selon Jean Zay… », billet-portrait du 28 juill. 2018 (en signalant in fine qu’un collège porte son nom à Valence, dans le quartier du Polygone).

« L’exceptionnelle réussite d’une école de Valence malgré les fusillades et le trafic de drogue », 5 mai 2023 ; premier épisode d’une série documentaire d’Alexandra Marie Ertiani, france3-regions.franceinfo.fr (école Pierre Brossolette, quartier du Plan ; v. la note 31 de mon billet du 31 oct. 2025).

« Viril – La masculinité mise à mâle », arte.tv 2025, cité à la note 16 de mon billet du 11 févr. ; dans le troisième épisode de cette très belle – et brève – série documentaire (Valérie Revelut, « Arte s’attaque à la virilité », onirik.net le 13), disponible jusqu’au 26 nov. 2027, Haude Rivoal1Recensant La fabrique des masculinités au travail (ladispute.fr 2021), Josselin Tricou note que « l’ouvrage est issu d’une thèse de doctorat en sociologie menée sous contrat Cifre (convention industrielle de formation par la recherche), c’est-à-dire financée par une entreprise privée, et réalisée avec son accord » (Travail et Emploi 2022, n° 168, p. 139) ; à propos de sa deuxième partie, il écrit que l’autrice « explore la pluralité et la hiérarchisation des masculinités au sein de Transfrilog où se côtoient cadres, [– notamment] des « jeunes loups » sortis des grandes écoles –, tandis que les ouvriers comprennent des hommes racisés et non racisés. Comme l’écrit H. Rivoal, « l’unicité de la domination masculine ne doit pas masquer la diversité des incarnations de celle-ci » (p. 95) » (p. 140). souligne que « les valeurs viriles2Citée avec d’autres artistes, le 31 janv. 2026, Suzane a pu quant à elle déclarer : « quand tu lis la définition de « viril » dans le Larousse, ça parle de courage, de force, de puissance. Beaucoup de femmes peuvent s’y retrouver. C’est pourquoi j’ai ajouté un « e » dans le titre de la chanson » (entretien avec Luc Lorfèvre, « Suzane sort « Millenium », un reflet des rêves et des désillusions de la génération Y : « Le procès Pelicot a aussi contribué à libérer ma parole » », parismatch.be 26 sept. ; « Virile », le 25 et, invitée de Mehdi Maïzi le 14 oct., ce « live dans « À la régulière » » (France Inter le 18). et (…) capitalistes s’accordent à merveille ».

Dans leur livre Plutôt vivre. Comprendre le validisme et valoriser une culture crip, publié chez Le Cavalier bleu (2025), plus précisément le dernier chapitre – « S’inspirer des théories queer pour interroger le handicap : le mouvement crip » –, Chiara Kahn et Charlotte Puiseux écrivent : « Sous le label Handithèque, nous partageons sur Instagram des publications pour mettre en avant les actions des personnes handicapées. Plusieurs parutions ont attiré notre attention, récemment : (…) la série Un mètre vingt3Quelques mois plus tôt, Charlotte Puiseux la citait déjà, avec « Latecomers, mini-série australienne racontant l’histoire d’une jeune handicapée qui cherche à rencontrer l’amour », au titre des « œuvres grand public (…) de meilleure qualité » que le film Un p’tit truc en plus (v. cette note, citant son entretien, et conduisant à celle sur le validisme) ; v. Claudine Colozzi, faire-face.fr 22 avr. 2024 (« Les six épisodes de 10 minutes de Latecomers [étaient] disponibles sur arte.tv jusqu’au 14 mars 2025 »)., créée en Argentine en 2021 par Rosario Perazolo Masjoan et Maria Belén Poncio, raconte la rentrée au lycée de Juana, une adolescente de 17 ans en fauteuil roulant électrique. Juana veut nouer des liens avec ses camarades et avoir sa première relation sexuelle mais se heurte au validisme et notamment aux préjugés dont sont victimes les personnes handicapées. Elle décide de militer auprès de ses camarades pour l’accès à l’éducation sexuelle et les droits féministes et queer dans une société très conservatrice. La série est en fait inspirée du vécu de Rosaria Perazolo Masjoan qui est activiste en Argentine pour les droits des personnes handicapées. L’actrice principale, Marisol Agostina Irigoyen, joue ici son premier rôle et a d’ailleurs déploré dans les médias le manque de représentativité des personnes handicapées au cinéma. Elle explique : « Je veux écrire pour moi-même ainsi que pour d’autres personnes en situation de handicap. (…) J’ai l’impression que si nous n’écrivons pas des histoires pour nous, personne ne le fera » » 4Citant ici Marisol Agostina Irigoyen (entretien avec, par Kalindi Ramphul), « Être une jeune actrice en situation de handicap, ça ressemble à quoi ? », madmoizelle.com 16 déc. 2021, avec un « NOUS » majuscule), les autrices de poursuivre : « D’autres séries sont aussi relayées pour leur justesse et car elles propagent le regard d’une personne handicapée sur sa propre vie : Special citée précédemment de Ryan O’Connell sur Netflix ou encore Latecomers de Angus Thompson sur Arte [v. la note supra]. Une autre nouvelle narration est celle de Sex Education sur Netflix où les personnes handicapées livrent leur sexualité sans faire de leur handicap le principal arc narratif de la série » (extrait lmsi.net 9 déc. 2025).).

Cette dernière remarque renforce ma curiosité quant à la réception par les personnes trisomiques – et celles qui les accompagnent au quotidien – de ce documentaire : « Trisomie 21, un grand truc en plus »5Pour une critique, Yohav Oremiatzki, « “Zone Interdite : Trisomie 21, un grand truc en plus” : une grande sensibilité trop dans l’anecdote », 21 nov. 2025 (extrait). ; « Produit par Giraf Prod. Réalisé par Aymone de Chantérac. Diffusé sur Zone Interdite le 23 novembre 2025 », selon l’association qui l’a mis en ligne le 10 janv. (T’ CAP 216Sur cette chaîne YouTube, l’association se présente comme « très éloignée du misérabilisme pour changer le regard sur le handicap mental, casser les codes et favoriser l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap » ; v. aussi son site internet : « À l’origine de T’Cap21, un collectif de parents touchés par la trisomie 21 de leurs enfants et ne se reconnaissant plus tout à fait dans l’action des structures historiques » (tcap21.fr).. On y voit notamment Éléonore Laloux, « conseillère municipale7Déléguée à la « transition inclusive et au bonheur », précise m6.fr/zone-interdite 23 nov. 2025, en ajoutant plus loin : « Il y a deux ans, elle a été sélectionnée pour devenir l’ambassadrice de la toute première poupée Barbie porteuse de trisomie 21. Pour les personnes trisomiques, l’accès au monde du travail reste un enjeu majeur. À Niolon (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, des parents se sont regroupés pour transformer une ancienne gare SNCF en un hôtel-restaurant où leurs enfants se forment à la cuisine ou au service » ; plus haut, dans cette présentation, il est écrit : « À Nailloux (Haute-Garonne), Charles, 3 ans, découvre la maternelle, accompagné par une AESH » (v. cette note). à Arras » qui se retrouve parmi les personnes citées – quelques semaines plus tard – par Anne-Aël Durand (« Municipales : les obstacles des élus handicapés », Le Monde le 17, p. 14, extrait) ; pas plus que sa page wikipedia.org – telle qu’actualisée au 19 nov. 2025 –, la journaliste n’évoque ce documentaire ; l’encyclopédie renvoie par contre à celui de Fabrice Jazbinsek, le 20 mars : pendant « plusieurs mois, [il a suivi son] parcours ». Ces 58 minutes ont été mises en ligne la veille de « la Journée mondiale de la trisomie 21 » (20258Sa célébration venait clore les travaux de la 32ème session du Comité des droits des personnes handicapées, « qui se tenait à Genève depuis le 3 » ; « Ouvrant le débat, Miyeon KIM, membre du Comité des droits des personnes handicapées, a indiqué que de nombreuses personnes atteintes du syndrome de Down, qui se heurtent toujours à des obstacles en matière d’éducation, de soins et d’emploi, appelaient les gouvernements à créer des systèmes de soutien qui respectent les droits (…) » (ohchr.org 21 mars 2025).).

Note créée fin 2025 ; celle en bas de page l’a été, à l’occasion d’un premier complément, le 31 janvier 2026, suivi de deux autres in fine9En attendant de trouver le temps de puiser dans mes billets, au moins ceux publiés cette année (2025).), le 5 févr.

Notes

1 Recensant La fabrique des masculinités au travail (ladispute.fr 2021), Josselin Tricou note que « l’ouvrage est issu d’une thèse de doctorat en sociologie menée sous contrat Cifre (convention industrielle de formation par la recherche), c’est-à-dire financée par une entreprise privée, et réalisée avec son accord » (Travail et Emploi 2022, n° 168, p. 139) ; à propos de sa deuxième partie, il écrit que l’autrice « explore la pluralité et la hiérarchisation des masculinités au sein de Transfrilog où se côtoient cadres, [– notamment] des « jeunes loups » sortis des grandes écoles –, tandis que les ouvriers comprennent des hommes racisés et non racisés. Comme l’écrit H. Rivoal, « l’unicité de la domination masculine ne doit pas masquer la diversité des incarnations de celle-ci » (p. 95) » (p. 140).
2 Citée avec d’autres artistes, le 31 janv. 2026, Suzane a pu quant à elle déclarer : « quand tu lis la définition de « viril » dans le Larousse, ça parle de courage, de force, de puissance. Beaucoup de femmes peuvent s’y retrouver. C’est pourquoi j’ai ajouté un « e » dans le titre de la chanson » (entretien avec Luc Lorfèvre, « Suzane sort « Millenium », un reflet des rêves et des désillusions de la génération Y : « Le procès Pelicot a aussi contribué à libérer ma parole » », parismatch.be 26 sept. ; « Virile », le 25 et, invitée de Mehdi Maïzi le 14 oct., ce « live dans « À la régulière » » (France Inter le 18).
3 Quelques mois plus tôt, Charlotte Puiseux la citait déjà, avec « Latecomers, mini-série australienne racontant l’histoire d’une jeune handicapée qui cherche à rencontrer l’amour », au titre des « œuvres grand public (…) de meilleure qualité » que le film Un p’tit truc en plus (v. cette note, citant son entretien, et conduisant à celle sur le validisme) ; v. Claudine Colozzi, faire-face.fr 22 avr. 2024 (« Les six épisodes de 10 minutes de Latecomers [étaient] disponibles sur arte.tv jusqu’au 14 mars 2025 »).
4 Citant ici Marisol Agostina Irigoyen (entretien avec, par Kalindi Ramphul), « Être une jeune actrice en situation de handicap, ça ressemble à quoi ? », madmoizelle.com 16 déc. 2021, avec un « NOUS » majuscule), les autrices de poursuivre : « D’autres séries sont aussi relayées pour leur justesse et car elles propagent le regard d’une personne handicapée sur sa propre vie : Special citée précédemment de Ryan O’Connell sur Netflix ou encore Latecomers de Angus Thompson sur Arte [v. la note supra]. Une autre nouvelle narration est celle de Sex Education sur Netflix où les personnes handicapées livrent leur sexualité sans faire de leur handicap le principal arc narratif de la série » (extrait lmsi.net 9 déc. 2025).
5 Pour une critique, Yohav Oremiatzki, « “Zone Interdite : Trisomie 21, un grand truc en plus” : une grande sensibilité trop dans l’anecdote », 21 nov. 2025 (extrait).
6 Sur cette chaîne YouTube, l’association se présente comme « très éloignée du misérabilisme pour changer le regard sur le handicap mental, casser les codes et favoriser l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap » ; v. aussi son site internet : « À l’origine de T’Cap21, un collectif de parents touchés par la trisomie 21 de leurs enfants et ne se reconnaissant plus tout à fait dans l’action des structures historiques » (tcap21.fr).
7 Déléguée à la « transition inclusive et au bonheur », précise m6.fr/zone-interdite 23 nov. 2025, en ajoutant plus loin : « Il y a deux ans, elle a été sélectionnée pour devenir l’ambassadrice de la toute première poupée Barbie porteuse de trisomie 21. Pour les personnes trisomiques, l’accès au monde du travail reste un enjeu majeur. À Niolon (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, des parents se sont regroupés pour transformer une ancienne gare SNCF en un hôtel-restaurant où leurs enfants se forment à la cuisine ou au service » ; plus haut, dans cette présentation, il est écrit : « À Nailloux (Haute-Garonne), Charles, 3 ans, découvre la maternelle, accompagné par une AESH » (v. cette note).
8 Sa célébration venait clore les travaux de la 32ème session du Comité des droits des personnes handicapées, « qui se tenait à Genève depuis le 3 » ; « Ouvrant le débat, Miyeon KIM, membre du Comité des droits des personnes handicapées, a indiqué que de nombreuses personnes atteintes du syndrome de Down, qui se heurtent toujours à des obstacles en matière d’éducation, de soins et d’emploi, appelaient les gouvernements à créer des systèmes de soutien qui respectent les droits (…) » (ohchr.org 21 mars 2025).
9 En attendant de trouver le temps de puiser dans mes billets, au moins ceux publiés cette année (2025).