
[Paragraphes réservés] V. déjà les 22 résultats à partir du mode « Chercher [son nom] » dans le pdf de ma thèse ; en note de bas de page 503, n° 3233, je cite Mattea Battaglia et Aurélie Collas, « Najat Vallaud-Belkacem, ministre pas si lisse », Le Monde 2 sept. 2016, rappelant qu’elle est à ce poste « la plus jeune après Jean Zay » (v. à partir du lien ci-contre et, le concernant, mon billet-portrait du 28 juill. 2018).
Les journalistes rappelaient la « campagne de calomnies » portant successivement sur ses « origines marocaines, sa religion, son penchant prétendu pour la « théorie du genre », son côté « pot de fleur », jeune et jolie… tout y passe, et les coups viennent de partout (…) » ; l’histoire devrait retenir qu’elle fut la « première femme », mais aussi la première à être « ministre de l’éducation nationale de père ouvrier sous la Ve République. Première binationale » (« petite fille marocaine arrivée à 4 ans dans le nord de la France, sans parler un mot de français, pour rejoindre un père ouvrier du bâtiment »).
Dans cet article étaient évoquées – de la part des responsables syndicaux notamment, en citant Christian Chevallier (« du SE-UNSA ») et Sébastien Sihr (« ancien patron du SNUipp-FSU ») – des « interrogations sur la « colonne vertébrale idéologique » de la ministre », certains estimant qu’elle « ne serait qu’ambition, communication. Une ministre des selfies et des tweets. Le regard rivé sur son iPhone plutôt que sur les dossiers de fond » ; dans le même sens, Anne-Sophie Mercier, « Somnifère de lance », Le Canard enchaîné 14 sept. 2016, avec ce sous-titre : « La ministre de l’Éducation nationale est appréciée par Hollande pour sa façon d’endormir ses détracteurs ».
L’année suivante, Les décodeurs titraient « Théories complotistes : quand Najat Vallaud-Belkacem trolle ses trolls », lemonde.fr 2 févr. 2017 : Mattea Battaglia revenait notamment sur le faux nom – Claudine Dupont – « qui avait circulé sur Twitter, avec une fausse carte d’identité, dès la rentrée 2014 – sa première en tant qu’ex-ministre aux droits des femmes nouvellement promue à l’éducation. Une rumeur parmi d’autres : on ne compte plus les attaques ciblant son âge, son genre, mais surtout ses origines, sa confession. De fausses informations colportées via Internet, mais aussi à la une des journaux de droite et d’extrême droite. « L’ayatollah. Enquête sur la ministre de la rééducation nationale », titre Valeurs actuelles le 4 septembre 2014. Minute fustige, à la même période, la nomination d’une « Marocaine musulmane à l’éducation ». Najat Vallaud-Belkacem répond en citant Desproges : « C’est beaucoup plus économique de lire Minute que d’acheter Sartre car pour le prix d’un journal, vous avez à la fois la nausée et les mains sales » ».
Et de se référer à « l’explication avancée par ses collaborateurs : si Najat Vallaud-Belkacem est une « cible », c’est qu’elle incarne toutes les « premières fois ». Première femme nommée à ce ministère – le quatrième dans l’ordre protocolaire –, première binationale (franco-marocaine), issue de l’immigration, des zones d’éducation prioritaire. Et parmi les premières de cette génération qui se livre au jour le jour sur la Toile, à coup de tweets et de selfies… ».

Mattea Battaglia, « Une « histoire française » : Najat Vallaud-Belkacem se raconte », Le Monde 1er mars 2017, p. 23 : « « Laisser dire et ignorer l’insignifiant, écrit-elle dès l’amorce du récit autobiographique qu’elle publie [ce jour-là1« « Est-ce que leur répondre, ce n’est pas leur donner une importance qu’elles ne méritent pas ? », avait-elle simplement déclaré », sur BFM-TV, suite aux propos transphobes « tenus en 2014 par Nicole Hugon, alors tête de liste du Rassemblement Bleu Marine dans le 5ᵉ arrondissement de Lyon » ; ils sont ressortis dans un article « attrape-clics », qui présente toutefois l’intérêt d’évoquer un projet présidentiel de créer un « Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas » (Maureen M., melty.fr 13 janv. 2026).]. Par conviction intime, pour éviter les pièges, pour ne pas rajouter mon indignation à l’indigne ». Le titre de l’ouvrage veut donner le ton, personnel. Une petite phrase en forme d’encouragement que lui murmure sa mère, les jours de doutes [La vie a plus d’imagination que toi, Grasset & Fasquelle, 2017, extrait liseuse-hachette.fr (avec en exergue quelques lignes de la lettre d’Albert Camus à Louis Germain)]. (…) Le premier tableau a pour cadre Beni Chiker, petit village du Rif marocain avec ses maisons de chaux, sa terre aride, ses pierres. (…) Quelques pages résolument ancrées dans le passé : ni son mari, Boris Vallaud, ni ses enfants, Nour et Louis, ne connaissent ce village. « Je ne m’en fais pas un tracas », souligne-t-elle. L’« après » occupe la deuxième partie du récit : l’installation dans les quartiers nord d’Amiens ; le quotidien animé mais modeste d’une fratrie de sept enfants – Fatiha, Najat, Karima, Karim, Farida, Yamina et Moussa ; l’apprentissage du français qui prend le pas sur le berbère ; la scolarité appliquée… Ces « frontières invisibles » – géographiques, sociologiques, symboliques – qu’elle franchit une à une. Et une conception de l’exil, résumée en trois verbes : « s’adapter », « s’accoutumer », « se donner » »2Mattea Battaglia poursuivait : « Se livrer aujourd’hui, c’est nécessairement faire le bilan » ; si « Najat Vallaud-Belkacem n’évite pas l’écueil du « service après-vente », c’est « en tout cas en assumant le « bi-linguisme social » – parler la langue de l’élite comme des moins privilégiés – que Najat Vallaud-Belkacem aborde l’après-2017 » ; dans l’entretien cité ci-après, « développer un « bilinguisme social » » est l’une de ses suggestions au début de l’année 2026..
Dans mon billet du 29 février 2020, En marche vers les municipales (2). Effronterie et islamophobie, des « Valeurs actuelles », je la cite à la note 62 ; sans développer, je saisissais alors l’occasion d’actualiser ma recherche doctorale avec CAA Marseille, 19 mars 2018, Commune de Six-Fours-les-Plages, n° 17MA04537, cons. 5 : autrement dit, le juge administratif ne saurait sanctionner une « simple déclaration (…) d’intention »… islamophobe (v. ma thèse p. 296) ; quelques mois plus tard, le président de l’Institut du monde arabe (IMA) indiquait que « seul un enfant sur mille étudie l’arabe à l’école primaire, deux sur mille au collège » (Jack Lang, « Développons les cours d’arabe dans nos écoles », Le Monde 20 sept. 2018, p. 24) ; « dans un pays qui compte 3 millions d’arabophones tous dialectes confondus, l’ »arabe standard », comme on dit dans le jargon de l’école, n’est appris que par un millier de collégiens et de lycéens à Paris ; quelque 11 000 dans tout le pays. Des effectifs inférieurs à ceux des autres langues dites « rares » que sont le chinois ou le russe » (Mattea Battaglia, « « L’arabe nous servira plus que l’allemand » », Le Monde le 9 oct., p. 14, avant de citer l’historien Alain Messaoudi – auteur du livre Les Arabisants et la France coloniale, ENS Lyon, 2015 –, et d’ajouter : « jusque dans l’entre-deux-guerres, l’arabe est la cinquième langue enseignée dans le secondaire »).
Sur cet ancien dispositif d’« enseignement de la langue et de la culture d’origine (ELCO) », v. au 22 août 2025 cette page wikipedia.org ; les « enseignements internationaux de langues étrangères (EILE) » lui ont succédé (v. en dernier lieu cette circulaire du 1er sept.). En annonçant cette substitution en 2016, « la ministre mettait juste en application des conventions internationales permettant l’apprentissage d’une langue vivante dès le CP parmi une large liste, de l’anglais à l’allemand en passant notamment par l’arabe » (Sylvain Chazot, « Le « M. Éducation » du RN estime que Najat Vallaud-Belkacem n’aurait jamais dû être ministre car elle est franco-marocaine », liberation.fr 28 juin 2024 ; sur cette dernière séquence, v. sa réponse, relayée par Anthony Lebbos sur x.com).
Dans mon billet du 30 avril 2025, Le SGEC, « une sorte de « ministère bis » de l’Éducation nationale » ?, j’avais initialement prévu d’insérer les références suivantes : François Dubet et Najat Vallaud-Belkacem (entretien avec, par Lilia Ben Hamouda et Djéhanne Gani), « Le Ghetto scolaire. Pour en finir avec le séparatisme, un plaidoyer pour la mixité », cafepedagogique.net 4 mars 2024 ; « Najat Vallaud-Belkacem : « Attal et Oudéa-Castéra ont, à leur corps défendant, rendu service à l’école » », lexpress.fr le 27 (extrait ; propos recueillis par Thomas Mahler, repris sur son site najat-vallaud-belkacem.com le 22 avr.) ; Violaine Morin, « Plaidoyer pour la mixité à l’école », Le Monde 19 avr. 2024, p. 27, recension de ce livre paru au Seuil ; v. surtout Youssef Souidi (entretien avec, par Djéhanne Gani), cafepedagogique.net le 4, à l’occasion de Vers la sécession scolaire ? Mécaniques de la ségrégation au collège, Fayard, 2024, issu de sa thèse sous la direction de Julien Grenet et Élise Huillery, soutenue à la Paris School of Economics et à l’EHESS ; Youssef Souidi, « N’est-ce pas simplement une mise en conformité avec l’esprit de la loi Debré qui est demandée à l’enseignement privé ? », lemonde.fr 30 avr. 2024 (extraits de ce chercheur au CNRS, université Paris-Dauphine-PSL, « spécialiste des questions de mixité sociale à l’école ») : une proposition de loi allant dans le sens d’une meilleure prise en compte de ce critère dans les fonds alloués aux établissements privés a été déposée par le sénateur Pierre Ouzoulias (Parti communiste), en avril 2023. Un autre texte législatif portant sur cette question a également été récemment déposé par la sénatrice Colombe Brossel (Parti socialiste) » ; « le secrétariat général de l’enseignement catholique, dont plus de 90 % des établissements privés sous contrat se réclament, s’est mobilisé pour minimiser [le problème] ».
Dans celui du mois suivant, Sur les établissements privés (et les « frères ») musulmans, 31 mai 2025, son nom apparaît au milieu d’une longue note (14), plus précisément une citation de Soufiane Zitouni qui affirme que la ministre serait personnellement intervenue, en 2015, pour qu’il retrouve un poste d’enseignant – dans un établissement… catholique de Valenciennes (Nord).
Accompagnant la publication de leur livre Réfugiés, ce qu’on ne nous dit pas (Stock), v. Najat Vallaud-Belkacem et Benjamin Michallet (entretien avec, par Maël Thierry), « Sans un récit alternatif attractif, un “migration-scepticisme” s’installe », nouvelobs.com 21 mai 2025 (extrait ; v. najat-vallaud-belkacem.com le 26).
Début 2026, v. l’entretien croisé avec Camille Peugny (propos recueillis par Anne Chemin), « La lutte contre la montée des égoïsmes, vue par un sociologue et une ancienne ministre », Le Monde 17 janv. 2026, pp. 26-27 (extrait et najat-vallaud-belkacem.com le 19) ; la journaliste rappelle à la fin de son introduction : « Depuis son départ du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem a été directrice générale déléguée de l’Institut Ipsos, puis directrice générale de l’organisation non gouvernementale One ; depuis 2022, elle préside l’association France terre d’asile3Entretemps, c’est en tant que « présidente du conseil stratégique de la fondation d’aide aux réfugiés Tent et directrice des affaires publiques internationales du groupe Ipsos » qu’elle signait une tribune intitulée « Pour qu’au courage des réfugiés nous répondions avec la force de notre honneur », Le Monde 21 juin 2019, p. 28 ; « En septembre [2025], Pierre Moscovici, le président de la Cour des comptes, avait [défendu sa nomination comme conseillère maître (en juillet) dans Le Parisien ; en novembre, Le Point indiquait qu’il « a saisi » le comité déontologique de l’institution : « En cause : les propos qu’elle a tenus au titre de son engagement associatif (…). Dans le paragraphe d’un rapport de son association France Terre d’Asile publiée en 2025, Najat Vallaud-Belkacem déclare que « notre politique migratoire actuelle est un double gâchis : un gâchis humain, indigne de notre République, et un gâchis financier, qui coûte des milliards aux contribuables. Il est temps d’avoir le courage politique de faire rimer nos principes de fraternité avec l’efficacité économique. Ce plan montre que c’est possible et que c’est dans l’intérêt de la France » » (leprogres.fr 19 nov. 2025) ; au terme d’une note – renvoyant à un article – critique(s) sur son prédécesseur Didier Migaud (2010-2020), Pierre Moscovici se trouve lui aussi cité à la toute fin de mon billet du 29 septembre 2024 (Handicap et laïcité : deux postes d’observation du gouvernement Barnier). « Atteint par la limite d’âge, à 68 ans révolus, il rejoindra les eaux paisibles et rémunératrices de la Cour des comptes européenne, au Luxembourg » (Nathalie Segaunes, « Pierre Moscovici quitte la Cour des comptes, mais pas le débat public », lemonde.fr 30 déc. 2025, extrait, notant qu’il « se serait bien vu en « recours », à la tête d’un gouvernement chargé de remettre les finances sur les rails, tel un « Mario Draghi à la française » ») ; Daniel Bernard, « Pierre Moscovici prive son successeur d’un levier de pouvoir dont il a usé », lalettre.fr 6 janv. 2026 (extrait) ; Clarisse Jay, « Après le départ de Pierre Moscovici, Carine Camby assure l’intérim de la présidence de la Cour des comptes », aefinfo.fr (extrait).. Elle publie un livre intitulé Sevrage numérique. Enquête sur notre rapport aux écrans et comment nous en libérer (Tallandier, 240 pages, 19,90 euros, à paraître le 29 janvier »).

Déclarant partager l’analyse du sociologue, elle déplore d’abord l’invisibilisation des « structures de classe [qui] empêchent ceux qui les subissent de comprendre ce qu’ils vivent », ainsi que l’avènement d’une société injuste où « tout s’achète, l’accès à des soins de qualité comme à une éducation d’excellence » ; pour elle, « ce repli « égoïste » a quelque chose à voir avec l’accaparement de nos cerveaux par le numérique : la captation de notre attention réduit la capacité à s’engager dans le temps long du projet commun. Sous emprise algorithmique, saturés de stimuli, enfermés dans des bulles, nourris aux likes, on court après la comparaison permanente, ce qui stimule les comportements narcissiques » (et d’ajouter que « le collectif, l’altruisme, la quête du bien commun ressemblent à des muscles ; si l’on cesse de les exercer, ils s’atrophient. Le problème, c’est que, ces dernières années, ceux qui les ont exercés n’ont – presque – rien obtenu »).
Page suivante4Page 26, elle note que « c’est à l’école que la lutte des places est la plus forte – et la plus cruelle », elle pointe « le caractère insincère du discours sur la méritocratie, qui masque le plus souvent une défense de l’« héritocratie » », autrement dit « des luttes de statut et une défense acharnée de positions acquises » (et d’« interroger cette espèce de quasi-monopole qu’exerce l’école sur la reconnaissance du mérite : le diplôme compte trop »). Dans le même sens, v. cet extrait Instragram du podcast Zoom Zoom Zen du 14 janv. 2026, présenté par Matthieu Noël, « Marwan Mohammed : de cancre à chercheur au CNRS » (sur France Inter trois jours avant la publication de l’entretien de l’ancienne ministre)., elle plaide pour les « régulations collectives » qui « offrent en réalité des alternatives joyeuses : des sociabilités réelles, plus riches que le triste quotidien de la société numérique ». Enfin, invitant à « s’imprégner réellement [de]s galères » des classes populaires, Najat Vallaud-Belkacem invite à développer « une langue plus chaude, nourrie de vécus concrets, capable d’aborder l’écologie ou l’Europe sans surplomb »5Grâce à l’éducation populaire, notamment ; écouter à ce propos Marwan Mohammed, Invité(s) des Matins de Guillaume Erner (« Inégalités sociales : sommes-nous tous devenus égoïstes ? », radiofrance.fr/franceculture jeudi 8 janv. ; ajout le 26, dans les premières notes de celle relative aux Sports, de quelques citations de son livre, seuil.com : pour celle-ci, v. spéc. pp. 19-20) ; il intervenait à la suite de… Camille Peugny : v. aussi ses entretiens avec Clémence Mary (« Les classes moyennes supérieures jouent un rôle majeur dans la progression de l’égoïsme contemporain », liberation.fr le 16, extrait), Mathilde Simon (« Comment l’égoïsme grignote notre capacité à se projeter dans l’avenir », usbeketrica.com le 17) et Sylvain Bourmeau (« La construction sociale de l’égoïsme », radiofrance.fr le 22) ; v. auparavant Jean-Marie Durand, « “Le Triomphe des égoïsmes” : le néolibéralisme a-t-il tué notre conscience collective ? », lesinrocks.com le 9 (extrait)..
Note créée le 23 janv.
Notes
| ↑1 | « « Est-ce que leur répondre, ce n’est pas leur donner une importance qu’elles ne méritent pas ? », avait-elle simplement déclaré », sur BFM-TV, suite aux propos transphobes « tenus en 2014 par Nicole Hugon, alors tête de liste du Rassemblement Bleu Marine dans le 5ᵉ arrondissement de Lyon » ; ils sont ressortis dans un article « attrape-clics », qui présente toutefois l’intérêt d’évoquer un projet présidentiel de créer un « Haut-Commissariat à la diversité et aux diasporas » (Maureen M., melty.fr 13 janv. 2026). |
| ↑2 | Mattea Battaglia poursuivait : « Se livrer aujourd’hui, c’est nécessairement faire le bilan » ; si « Najat Vallaud-Belkacem n’évite pas l’écueil du « service après-vente », c’est « en tout cas en assumant le « bi-linguisme social » – parler la langue de l’élite comme des moins privilégiés – que Najat Vallaud-Belkacem aborde l’après-2017 » ; dans l’entretien cité ci-après, « développer un « bilinguisme social » » est l’une de ses suggestions au début de l’année 2026. |
| ↑3 | Entretemps, c’est en tant que « présidente du conseil stratégique de la fondation d’aide aux réfugiés Tent et directrice des affaires publiques internationales du groupe Ipsos » qu’elle signait une tribune intitulée « Pour qu’au courage des réfugiés nous répondions avec la force de notre honneur », Le Monde 21 juin 2019, p. 28 ; « En septembre [2025], Pierre Moscovici, le président de la Cour des comptes, avait [défendu sa nomination comme conseillère maître (en juillet) dans Le Parisien ; en novembre, Le Point indiquait qu’il « a saisi » le comité déontologique de l’institution : « En cause : les propos qu’elle a tenus au titre de son engagement associatif (…). Dans le paragraphe d’un rapport de son association France Terre d’Asile publiée en 2025, Najat Vallaud-Belkacem déclare que « notre politique migratoire actuelle est un double gâchis : un gâchis humain, indigne de notre République, et un gâchis financier, qui coûte des milliards aux contribuables. Il est temps d’avoir le courage politique de faire rimer nos principes de fraternité avec l’efficacité économique. Ce plan montre que c’est possible et que c’est dans l’intérêt de la France » » (leprogres.fr 19 nov. 2025) ; au terme d’une note – renvoyant à un article – critique(s) sur son prédécesseur Didier Migaud (2010-2020), Pierre Moscovici se trouve lui aussi cité à la toute fin de mon billet du 29 septembre 2024 (Handicap et laïcité : deux postes d’observation du gouvernement Barnier). « Atteint par la limite d’âge, à 68 ans révolus, il rejoindra les eaux paisibles et rémunératrices de la Cour des comptes européenne, au Luxembourg » (Nathalie Segaunes, « Pierre Moscovici quitte la Cour des comptes, mais pas le débat public », lemonde.fr 30 déc. 2025, extrait, notant qu’il « se serait bien vu en « recours », à la tête d’un gouvernement chargé de remettre les finances sur les rails, tel un « Mario Draghi à la française » ») ; Daniel Bernard, « Pierre Moscovici prive son successeur d’un levier de pouvoir dont il a usé », lalettre.fr 6 janv. 2026 (extrait) ; Clarisse Jay, « Après le départ de Pierre Moscovici, Carine Camby assure l’intérim de la présidence de la Cour des comptes », aefinfo.fr (extrait). |
| ↑4 | Page 26, elle note que « c’est à l’école que la lutte des places est la plus forte – et la plus cruelle », elle pointe « le caractère insincère du discours sur la méritocratie, qui masque le plus souvent une défense de l’« héritocratie » », autrement dit « des luttes de statut et une défense acharnée de positions acquises » (et d’« interroger cette espèce de quasi-monopole qu’exerce l’école sur la reconnaissance du mérite : le diplôme compte trop »). Dans le même sens, v. cet extrait Instragram du podcast Zoom Zoom Zen du 14 janv. 2026, présenté par Matthieu Noël, « Marwan Mohammed : de cancre à chercheur au CNRS » (sur France Inter trois jours avant la publication de l’entretien de l’ancienne ministre). |
| ↑5 | Grâce à l’éducation populaire, notamment ; écouter à ce propos Marwan Mohammed, Invité(s) des Matins de Guillaume Erner (« Inégalités sociales : sommes-nous tous devenus égoïstes ? », radiofrance.fr/franceculture jeudi 8 janv. ; ajout le 26, dans les premières notes de celle relative aux Sports, de quelques citations de son livre, seuil.com : pour celle-ci, v. spéc. pp. 19-20) ; il intervenait à la suite de… Camille Peugny : v. aussi ses entretiens avec Clémence Mary (« Les classes moyennes supérieures jouent un rôle majeur dans la progression de l’égoïsme contemporain », liberation.fr le 16, extrait), Mathilde Simon (« Comment l’égoïsme grignote notre capacité à se projeter dans l’avenir », usbeketrica.com le 17) et Sylvain Bourmeau (« La construction sociale de l’égoïsme », radiofrance.fr le 22) ; v. auparavant Jean-Marie Durand, « “Le Triomphe des égoïsmes” : le néolibéralisme a-t-il tué notre conscience collective ? », lesinrocks.com le 9 (extrait). |

