Stanislas (Paris ; 75006)

Concernant cet établissement catholique situé dans le sixième arrondissement de Paris, v. premièrement ma thèse (2017, pp. 612 et 1000, en rappelant à chaque fois, en note de bas de page, qu’y fût scolarisé Jean-Michel Blanquer – alors ministre de l’Éducation nationale).

V. deuxièmement mes billets des 15 janvier 2024, Construire le « problème de l’abaya » peut bien préoccuper Genève, tant que cela conduit à Matignon…, et 31 mai 2025, Sur les établissements privés (et les « frères ») musulmans, respectivement en notes 4 et 16 ; v. encore la sixième de mes observations du 23 (renvois à Pierre Mathiot, d’une part, et Saïd Benmouffok, d’autre part) et, à propos du général de Gaulle, la cinquième de celui du 30 avril, Le SGEC, « une sorte de « ministère bis » de l’Éducation nationale » ?

Capture d’écran Mediapart 29 avr. 2025 (article cité ci-contre, avec cette légende : « Le directeur Frédéric Gautier sur [BFM-TV 21 janv. 2024] s’appuyant sur les fausses conclusions du rapport »)

Troisièmement, dans celui du 30 juin 2025, ÉVAR(S), je citais à la note 7 Mathilde Goanec, David Perrotin et Antton Rouget, « Les conclusions du rapport d’inspection sur Stanislas ont été falsifiées pour protéger l’établissement », Mediapart 29 avr. 2025 (extrait) : « Dans un courrier (…), l’un·e de ces inspecteurs et inspectrices explique avoir ainsi découvert un projet de lettre de mission « expurgé d’un paragraphe conclusif lourd de sens et de conséquences, dédouanant le collège Stanislas », ce qu’ils n’auraient « jamais validé car il règne bien à Stanislas un climat homophobe, sexiste et autoritaire » ». Les journalistes notent que « les nombreux témoignages recueillis par les inspecteurs et inspectrices dénonçant l’homophobie, le sexisme ou le racisme au sein de l’établissement ont été expurgés du rapport et ne sont visibles qu’en annexes » (et d’en citer in fine des extraits) ;

Sylvie Lecherbonnier, Violaine Morin et Éléa Pommiers, « Collège Stanislas : la conclusion du rapport de nouveau contestée », Le Monde 6 mai 2025 (extrait), p. 13 : « une deuxième inspectrice, elle aussi à la retraite, a également fait parvenir une lettre aux députés, vendredi 2 (…). Les deux témoignages envoyés à la commission affirment qu’une modification avait été demandée concernant le passage sur l’éducation à la sexualité, jugé trop « adouci » ; modification qui n’a pas été faite car la lettre était « déjà envoyée au ministre ». Les deux anciennes collègues assurent, surtout, que la version qui leur a été montrée ne comportait pas le paragraphe conclusif qui figure dans la lettre finale, envoyée par la cheffe de l’inspection au ministre ainsi qu’au diocèse de Paris, et affirmant qu’« au terme de la mission, l’équipe ne confirme pas les faits d’homophobie, de sexisme et d’autoritarisme mis en avant par les articles de presse à partir de témoignages anciens, sauf éventuellement à remontrer à une époque antérieure à celle de l’actuelle direction (…). En revanche, la mission a relevé que la culture de l’établissement, « l’esprit Stan », peut favoriser de telles dérives ». Comme sa consœur, la deuxième témoin assure que, si elle en avait eu connaissance, elle aurait « catégoriquement refusé d’endosser » cette conclusion ».

Publiant ce billet avec un léger retard, au matin du 3 juillet, j’avais ajouté ce communiqué intitulé « Suivi du contrôle de l’établissement Stanislas : dix recommandations de l’inspection générale ont fait l’objet d’une mise en conformité, une d’une mise en demeure » (education.gouv.fr) ; « par un courrier en date du 23 juin 2025, [cette dernière concerne l’heure de « culture chrétienne » et est] de prendre les mesures nécessaires, d’ici la rentrée scolaire, pour s’assurer de l’accord explicite des parents (…). Par ailleurs, l’autorité académique a averti l’établissement qu’elle aurait une vigilance particulière s’agissant du déploiement effectif, à partir de la prochaine rentrée scolaire, du programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité, au regard notamment de ses enjeux pour la promotion d’une culture de l’égalité entre les filles et les garçons, la lutte contre toutes les formes de discriminations ou de préjugés, ainsi que la prévention des violences, notamment sexistes et sexuelles » ; « Stanislas : la mise en demeure de l’établissement privé catholique jugé[e] « pas à la hauteur » par les rapporteurs de la commission d’enquête [née de l’affaire Bétharram] », humanite.fr 2 juill. 2025 : « dans un courrier adressé au préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, les députés Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance) (…) ont en conséquence demandé au préfet « d’examiner l’opportunité de résilier le contrat d’association entre l’État et l’établissement Stanislas » ».

Note (à compléter et actualiser) créée le 25 janv. 2026